
Chapitre
IV - The
Djasmin Cosmogonia

Dès leur retour à la chambre d'hôtel,
nos deux amis se mirent rapidement au travail. La page d'intro
du précieux
manuscrit, donnait une description détaillée
de l'identité de
Djasmin.
Selon
les écrits, Djasmin serait la fille
de la déesse
du plaisir, Cassonadia et du Dieu des limites
chronologique, Apostatan.
(
Note de l'éditeur: Apostatan, c'est pas un nom féminin ça?
)
( Note de l'auteur: Non ! Enfin si ! en fait non ! )
( Note de l'éditeur: Mais branchez-vous bon Dieu ! C'était
féminin oui ou non? )
( Note de l'auteur: Je dirais plutôt que c'était hermaphrodite.
)
( Note de l'éditeur: Vous voulez dire mi-homme mi-femme?
)
( Note de l'auteur: C'est cela ! Androgyne! )
( Note de l'éditeur: Ah bon ! Et vous croyez que les lecteurs
vont avaler ça? )
( Note de l'auteur: Et pourquoi pas? Ils ont tout avalé jusqu'à maintenant,
c'est pas comme ma copine qui... )
( Note de l'éditeur: Ça va, il n'est pas nécessaire
d'en rajouter, continuez votre récit. )
Dès le début de la lecture, on nous fait la description
entre autre de la lignée des dieux qui ont précédé Djasmin.
Mais la liste étant trop longue, je ne la citerai pas ici.
Cependant et suite à cette interminable énumération
de noms sans importance pour vous, on y découvrit un fait
intéressant, Djasmin eut un fils du nom de Adonis. C'était
ni plus ni moins le crooner de l'époque. Ce bel animal au
corps long et effilé, pour ne pas dire au cordon bien affilé,
patelin* hors pair, fît la conquête de plus d'une charmante
poulette de son patelin.
Enfin
! je m'égare du sujet, voyez-vous, ma copine est
partie pour quelques semaines faire un séjour à la
campagne et je commence à manquer de...
(
Note de l'éditeur:
Ca va ! continuez votre histoire mais cette fois, essayez d'être
plus précis et surtout, axé sur des sujets moins
personnels. Car ça commence royalement à nous faire
chier à la longue ! Et je déteste quand vous vous
intégrez
au roman, mettez des paranthèses bon Dieu !)
D'accord ! Euh... ( d'accord )
Alors
Watson, ayant compris qu'il n'y avait rien de vraiment intéressant
sur la première page du manuscrit, sauta aussitôt à la
page suivante...
Watson: Regardez Sherlock ! On
dirait un code en haut du texte ! O5 Q5S45X Q1T WPUS5 U5NQT 1 453P45S
35 3P45.
Sherlock: Étrange ! Mais
passez outre ce code, nous tenterons de trouver la solution plus
tard, je ne crois pas que ce soit très
important.
Watson: D'accord, alors je commence...
*Introduction*
La
partie substantielle dans le plan de progression est la porte
de finalité fondamentale du système local des lunes
habitées d'une planète en évolution. Il va
sans dire que l'entraînement consiste en une longue excursion
intrinsèque. Ceci dit, il serait vain d'adapter un système
humano-politico-social aux sphères préméno-temporelles
de l'adn car il est absolument impensable d'admettre une telle
hypothèse sans avoir au préalable considéré la
lumière différentielle d'un état avancé de
civilisation progressive.
Watson: Et
encore cet étrange code qui ferme l'introduction.
3'5TU 5W945OU RV5 35UU5 Q5STPOO5 OPVT S13POU5 45T T1M145T.
Sherlock: MY
GOD ! Quessé ça
??? c'est ce qu'on appelle de la haute voltige, avez-vous saisi
un traître mot de tout ça
Watson ?
Watson: Euh...
bien sûr Cher...luck !
Sherlock: Alors
quelle est la nature de la première phrase
dites- moi?
Watson: Euh...
Sherlock: Y m'semblait bien aussi !
Watson: Attendez
! attendez ! L'auteur devait me faire plus intelligent mais pour
moi, il a oublié certaines notions.
( Note de l'auteur: hihihi! )
Sherlock: Et
bien sûr,
lorsque vous êtes coincé entre
l'arbre et l'ego, vous blâmez l'auteur, enfin ! C'est
pas grave! Aussitôt que nous retrouverons Serg...euh ! Hervé Cassoulet,
il nous éclairera de sa connaissance universitaire.
Watson: Dans
ce cas, faudrait vérifier auprès des
autorités policières québécoises s'ils
n'ont pas eu des nouvelles de lui.
Sherlock: Bonne
idée Watson ! Et vu qu'il est natif du
Québec, nous pourrions embaucher un détective privé de
là-bas.
Watson: Avez-vous
des contacts au Québec qui pourraient
nous aider à trouver un détective?
Sherlock: Lessard
et Jetté cher ami!
Watson: Le
sort est jeté ?
Sherlock: Non!
Non! Lessard et Jetté, c'est la compagnie
d'assurances que j'ai contactée pour l'affaire du tombeau
perdu. Ils nous trouveront je crois le candidat idéal.
Watson: Oui mais j'enracine des corps!
Sherlock: Ouimet, Jean Racine, Descars ?
Watson: Non!
Non! J'enracine des corps, c'était la devise
d'un fossoyeur que j'ai connu dans le temps des catacombes.
Sherlock: Ah ! Je ne vois pas le rapport.
(Note
de l'éditeur: moi
non plus!)
Watson: Tout ça pour dire que nous devrions aller nous-mêmes
au Québec pour enquêter sur place.
Sherlock: Mais étant donné que nous ne connaissons
pas bien le Québec, nous allons demander l'aide de ces messieurs.
Pour l'instant, allons dormir et dès l'aube, nous partirons
pour l'Angleterre où nous pourrons planifier en toute quiétude
notre voyage au Québec.
Watson: D'accord
mais s'il-vous-plait Sherlock, évitez
de ronfler cette nuit car j'aimerais bien dormir moi aussi.
Sherlock: Pas
de problème, je vais mettre ce pince-nez,
cadeau de Joséphine, et je serai silencieux comme un 747
en péril.
Sur
cette affirmation des plus douteuses, nos deux comparses se mirent
au lit et Sherlock s'endormit
du sommeil du juste, dès
que sa tête toucha l'oreiller en plumes de canard. Quand à Watson,
il finit, tant bien que mal par s'endormir au son des borborygmes
incongrus de son distingué confrère et sombra dans
un cauchemar peuplé de déesses égyptiennes
dansant sur des airs de trompettes apocalyptiques.
De
retour à Londres, retrouvons-les au salon sirotant paisiblement
un bon cognac, en fait non, pas si paisiblement que ça.
Sherlock devait retrouver les coordonnées de Lessard et
Jetté pour les aviser de leur venue au Québec. Alors
pendant que Sherlock s'affairait à chercher, Watson eut
l'idée de donner un coup de fil à sa bien-aimée
Claudia.
Watson: Bonjour mon amour, je suis de retour !
Claudia: Bonjour
vous ! Mais pourquoi n'êtes-vous pas passé à la
maison ?
Watson: Nous
n'aurons pas le temps de nous voir, nous devons partir pour le
Canada
dès ce soir.
Claudia: Grand
dommage ! Je vous aurais préparé un
bon p'tit plat et comme dessert, j'aurais enfilé votre déguisement
préféré.
Watson: Ah
non ! Pas celui où vous
vous laissez glisser sur un poteau de pompier ?
Claudia: C'est cela ! hihihi!
Watson: My god ! Vous me dressez les poils des aisselles !
Claudia: Bon
! Cessons ces provocations, j'ai Absorbine Jr, votre fils tout
près de moi qui veut vous dire un mot.
Watson: Qu'est-ce
qu'il me veut encore celui-là ? Bon,
passez-le moi !
Absorbine: Bonjour papa !
Watson: Bonjour fiston !
Absorbine: De
qu'est-ce que cé qui s'passe papa ?
Watson: Tu veux dire?
Absorbine: Nous
autres on est ben tranquilles, on fait pas d'mal à parsonne
! Pis y a le maire Gendron qui veut nous foutre un couvre-feu à dix
heures le soir.
Watson: Et alors !
Absorbine: Ben
! Nous autres on aime ben ça rester plus
tard dehors avec nos copines.
Watson: Mon
fils, les soirs lorsque tu es avec ta copine, au lieu d'utiliser
ta
langue, tu devrais plutôt l'étudier
car ton français laisse à désirer un peu là.
Absorbine: Papa,
le soir lorsque tu es avec maman, au lieu d'étudier
ta langue, tu devrais plutôt l'utiliser car quand tu n'es
pas là, elle...
Watson: C'est
assez !!! Je ne veux plus rien entendre de ta part et donne le
combiné à ta mère.
Claudia: Il est parti dans sa chambre en claquant la porte.
Watson: Bah ! Laissez le bouder,
il s'en remettra.
Sherlock: J'ai
trouvé Watson !
Watson: Bon
! Je dois vous laisser mon amour, je vous contacterai dès mon retour, en attendant, vous pouvez toujours prendre
Albert pour satisfaire vos besoins urgents. Bonne journée
!
Claudia: J'attend votre retour
avec impatience. Bon voyage !
Clic!
Sherlock: Albert Watson ?!?
Watson: Albert tout court !
Sherlock: Mais qui est donc Albert ?
Watson: Albert
est ce qu'on appelle une merveille de la technologie d'aujourd'hui.
C'est ni plus ni moins une ceinture de chasteté moderne,
un coupe-vent des tentations malveillantes, un repousse candidat,
un maintient de l'ordre familial, une sécurité absolue
des tendances charnelles, une patente extraordinaire qui empêche
votre douce moitié d'aller faire cou-couche avec un autre.
Sherlock: Je ne saisi pas trop ce que vous voulez dire.
Watson: Vous
qui êtes violoniste, vous devriez comprendre
que le vibrato est "multo importanté" dans une
pièce musicale! Sans le vibrato, il n'y a pas de plaisir.
Sherlock: Ah! Je crois que je
viens de saisir. Je ne savais pas que Claudia utilisait ce genre
d'appareil.
Watson: Mais
si cher ami et comme je suis un voyageur et qu'il m'arrive fréquemment de partir
pour une longue période
de temps, je lui ai fait ce cadeau l'an dernier.
Sherlock: Intéressant
! Devrais-je en acheter un pour Joséphine?
Watson: Ce
n'est pas nécessaire, Joséphine n'a pas
le panache de Claudia tout de même. Faut-il vous rappeler
que c'est une ancienne mannequin.
Sherlock: Joséphine n'est peut-être
pas mannequin mais elle a quelque chose entre les deux oreilles
elle !
Watson: C'est
exactement ce que je voulais dire. Les hommes ne sont pas attirés par ce qui se trouve dans le ciboulot d'une
femme, ils s'intéressent surtout aux noix de coco qui ornent
celle-ci.
Sherlock: Et
sur quelles théories basez-vous vos convictions?
Watson: Sur
la mienne, je suis comme ça, alors tous les
hommes sont comme ça.
Sherlock: Vous
généralisez
comme d'habitude. Enfin ! Je vais contacter Lessard et Jetté pour
les aviser de notre arrivée, en attendant, finissez votre
cognac, je ne serai pas long.
Watson
prit place dans le grand fauteuil à collet monté de
cuir rouge orné de Cupidons sculptés dans du teck
oriental. Verre à la main, son regard se porta sur le Journal
intime de Lady Rawberface qu'ils avaient laissé sur une
petite table de bois où normalement Sherlock déposait
sa pipe. Songeur, il se demanda " pourquoi les frères
de l'abbay avaient-ils mis la main sur ce petit livre? Je suis
persuadé que cela cache quelque chose d'important! ".
Il
ouvrit le journal au hasard, comme ça,
rapidement, question de plonger tout de suite dans le vif du sujet. " ... il
glissa sa main entre les boutons de ma chemise de nuit, caressant
ainsi
mon sein gauche, ce qui fit frissonner tout mon corps, non pas
un frissonnement de froideur mais un frissonnement de plaisir.
Pendant
ce temps, ses lèvres douces et chaudes effleuraient mon
cou, mon épaule et puis finalement le bout de mon sein. Machinalement,
je plongeai ma main dans son abondante chevelure ce qui provoqua
une
accélération
des mouvements de part et d'autre. Nous étions presqu'au
sommet de l'excitation...".
Captivé par sa lecture, Watson n'avait pas remarqué le
retour de Sherlock.
Sherlock: Et alors Watson?
Watson
sursauta sur son siège, comme s'il avait été surpris
en flagrant déli, refermant d'un "clap" rapide
le bouquin, laissant voler la poussière contenue dans les
pages de ce petit manuscrit.
Watson: Rien d'important !
Sherlock: Enfin
! Si vous le dites. Tout de même, j'aimerais
y jetter un coup d'oeil pendant le voyage au Canada, mettez-le
dans vos bagages, nous partons dès ce soir.
Watson: Vous
avez réservé les places?
Sherlock: J'ai
réservé des billets sur le Titanic.
Watson: Bravo!
Depuis
le temps qu'il en rêvait, il avait toujours émis
le désir de faire un voyage sur le plus gros paquebot du
monde moderne. Le Titanic !
Ils
arrivèrent sur le port dix minutes avant le départ,
qui était prévu pour 21 heures. L'air complètement ébahi
devant la grandeur de ce gigantesque bateau aux décors dignes
des temples Indous, ils n'en revenaient tout simplement pas de
l'ampleur de ce monstre. Watson fit remarquer à Sherlock
l'épaisseur de la coque qu'on disait impénétrable
et c'est pour cette raison que ce mastodonte était insubmersible. " Nous
serons en sûreté avait-il ajouté ".
L'imposant
navire qui se dressait devant eux grouillait d'activité.
La foule de voyageurs téméraires se massait sur le
pont aux dimensions démesurées et l'agitation était
palpable de bâbord à tribord. Pendant que nos deux
héros essayaient de se frayer un chemin dans la cohue, au
loin un steward leur faisait des signes de la main.
Sherlock: Watson!
Je crois qu'un steward nous a repéré,
le voyez-vous?
Watson: Oui je le vois, allons voir ce qu'il veut.
James: Sir
Sherlock! Sir Watson! Enfin vous voilà! Bienvenue à bord.
Mon nom est James. Nous avons reçu un câble du commissaire
Veru Plantère en début d'après-midi nous avisant
qu'il était d'une extrême urgence que vous vous rendiez
en Amérique et que vous seriez du voyage. Nous sommes honorés
de votre compagnie. Veuillez me suivre jusqu'à vos cabines.
De
ce pas, ils suivirent James le steward jusqu'à leur
cabine du côté bâbord du troisième sous-sol.
Sherlock: Il
me semblait que ce château flottant avait la
réputation d'être des plus luxueux.
Watson: Ouais,
on dirait plutôt une cabine d'essayage si
vous voulez mon avis.
James: Désolé,
c'est tout ce que le commissaire a pu trouver de libre. Vous comprenez
que les réservations
se font depuis 6 mois et vous appelez 6 heures à l'avance
croyant obtenir une cabine en première classe? Je
n'ai pas le choix de vous placer parmi le populo.
Watson: Delonvalès serait sûrement
heureux de ce fait, lui qui est tellement pour le bon peuple.
Sherlock: De
toute façon, nous ne sommes ici que pour quelques
jours et nous nous en accommoderons. L'essentiel est de parvenir
en Amérique en bonne santé.
Watson: Vous
avez raison Sherlock, l'essentiel n'est-il pas aussi qu'il y
ait assez
de canots de sauvetage pour notre sécurité.
Sur
cet énoncé des plus optimistes,
ils se mirent à l'ouvrage
pour défaire leurs bagages et s'installer confortablement
pour le voyage. La nuit se passa sans anicroches. Le seul hic
fut le cri tonitruant lancé par Watson alors qu'il faisait
un cauchemar peuplé de
sirènes qui l'appelaient au fond de l'océan abyssal.
Réveillé tout en sueurs, il réalisa que ce
n'était pas les sirènes mais bien la sirène
du bateau qui sifflait l'heure du petit déjeuner. Sherlock était
déjà debout en train de se vêtir. Il avait
faim depuis la veille et voulait se payer un bon petit gueuleton.
Sherlock: Vous venez Watson?
J'ai une faim de loup!
Watson: J'arrive! Donnez-moi quelques minutes.
Sherlock: D'accord!
Je vous attend sur le pont bâbord!
Le
vent dans les voiles et pressé de se
faire aérer
la capine, Sherlock sortit aussitôt de la cabine, laissant
la porte entre-ouverte. Watson se retrouva seul, en petite tenue
devant les passants qui passaient dans le passage. Après
avoir enfilé rapidement ses habits, Watson se dirigea sur
le pont. Mais le pauvre Watson ne connaissait pas la signification
du terme bâbord. Alors pour ne pas perdre la face devant
son collègue, il s'arrêta pour demander à un
officier qui faisait la circulation.
Watson: Bonjour mon brave!
Capitaine Kirk: Bonjour !
Watson: Pourriez-vous
m'expliquer ce que signifie le terme bâbord
s'il vous plait! Je cherche le pont bâbord.
Capitaine Kirk: Mais
bien sûr et tout dépendra de
quel endroit vous êtes. Si vous êtes situé à la
poupe, bâbord sera à votre gauche et tribord à droite,
par contre, si vous êtes à la proue, ce sera le contraire,
bâbord à droite et tribord à gauche.
Watson: Oui
bien sûr, maintenant, qu'est-ce que la poupe
et la proue?
Capitaine Kirk: Très simple, Si vous êtes à bâbord,
la poupe est à votre gauche et à tribord elle sera à votre
droite, tandis que la proue sera en face de la poupe à gauche
de bâbord et à droite de tribord. Comme vous pouvez
le constater, c'est pas très compliqué. Ca va comme ça?
Watson: Euh...j'ai pas trop saisi, pourriez-vous m'expliquer cela
dans des termes un peu plus simple et sans ambages s'il vous plait!
Capitaine Kirk: Bon,
voici un bon moyen d'apprendre ces termes rapidement, d'ailleurs,
nous utilisons
cette technique pour les
nouveaux officiers. Alors voilà, bâbord est à tribord
ce que la poupe est à la proue, la proue qui est à la
gauche de bâbord sera toujours à la droite de tribord, qui
elle est en face de bâbord et que celle-ci est à la
droite de la poupe. La poupe et bâbord sont à l'opposé de
la proue et tribord, alors la formule a retenir est PPBT, puisque
la poupe est à la proue ce que bâbord est à tribord.
Watson: Très intéressant comme explication, mais ça
n'me dit pas à quel endroit se situe la poupe.
Capitaine Kirk: Pourtant je viens de vous l'expliquer en terme
clair, elle se trouve en face de la proue.
Watson: La
poupe est à la proue ce que bâbord est à tribord?
Capitaine Kirk: Voilà! Vous avez bien retenu la leçon.
Watson: Mais
nous, où sommes-nous présentement?
Capitaine Kirk: Sur le bateau.
Watson: Oui
bien sûr! Où avais-je la tête!
Capitaine Kirk: Je n'vous le fais pas dire.
Watson: Et
de quel côté dois-je aller pour me rendre
sur le pont bâbord?
Capitaine Kirk: De
ce côté !
Watson: C'était
si simple, merci et bonne circulation!
Capitaine Kirk: C'est
avec le plus grand plaisir si j'ai pu vous éclairer
sur les termes employés sur ce bateau et je vous souhaite
un bon séjour parmi nous.
Arrivé sur le pont, Watson aperçut Sherlock appuyé sur
la palissade admirant la naissance du jour. Watson se plaça
juste derrière son confrère, sans dire un mot.
Sherlock: Regardez
Watson! La beauté magistrale de cette
aurore!
Watson: Mais
dites donc vous! Comment avez-vous su que je me tenais là, juste derrière? C'est la deuxième fois
que vous me faites ça!
Sherlock: Très simple cher ami, vous transportez encore
cette odeur de crottin de vache avec vous. On vous reconnaîtrait à un
mille à la ronde.
Watson: Ah! Devrais-je jeter mes bottines par dessus bord et m'acheter
une paire de gougounne au drugstore du paquebot?
Sherlock: ...des
gougounnes? Mais qu'entendez-vous par là?
De quoi parlez-vous au juste, je ne vous suis pas là, cher
ami.
Watson: Élémentaire Cher...luck! Je vois ici dans
ce petit bouquin sur les expressions typiques du Québec
que ce sont des sandales en caoutchouc pour la plage.
(Note
de l'éditeur: Foutaise! Je ne vois
pas où Watson
aurait trouvé le temps d'acheter ce bouquin puisqu'ils viennent à peine
d'arriver sur le bateau)
(Note de l'auteur: Que voulez-vous, c'est
la magie de l'écriture.
Tout est permis non? )
Sherlock: Tout ce que je vous
demande Watson, c'est de nettoyer cette bottine une fois pour toute.
Watson: Laissez-moi
repérer
les toilettes...ah voilà!
Je reviens dans quelques instants.
Pendant
ce temps, Sherlock fit la connaissance d'un homme d'affaire américain. Il se présenta comme étant
l'homme le plus riche d'Amérique. Donald Duck avait oeuvré dans
l'immobilité depuis des lunes et des lunes car il travaillait
surtout la nuit. On le surnommait le vampire, non pas pour ses
activités nocturnes, mais bien parce qu'il se plaisait à détruire
ses compétiteurs et à leur voler tout ce qu' ils
possédaient. Ce personnage ne plaisait pas du tout à Sherlock,
il détestait les magouilleurs, les fraudeurs, les grands
parleurs alors il essayait tant bien que mal d'éviter la
conversation. Impatient, il se demandait pourquoi Watson n'était
pas encore revenu. Soudain Watson apparut.
Sherlock: Vous y avez mis du temps?
Watson: Je
sais bien mais y'avait cette grosse bonne femme qui voulait réajuster sa gaine,
alors j'ai voulu lui donner un coup de main mais y'avait toujours
un de ses deux mongol-fiers
qui voulait refaire surface, vous comprendrez que je n'ai pas l'habitude
de travailler avec de la machinerie lourde moi et c'est pas évident
d'essayer d'entrer du D dans du B.
Donald Duck: En
tout cas, cette dame n'aura pas de problème
de flotteur si jamais le bateau coule hahahaha!
Sherlock: Quel
idiot! Allons Watson, le déjeuner nous attend!
Watson: Et votre ami? Chuchota-t-il.
Sherlock: Euh...
et bien bonne journée cher Duck, j'espère
que le bateau est assez grand pour que nous puissions nous rencontrer à nouveau.
Donald Duck: Et
ben merci beaucoup! Ah! Petit conseil d'ami, je connais personnellement
le président
de la White Star, constructeur de ce navire et ils ont l'intention
de faire des tests de vitesse
demain, alors attachez vos capines, cela risque de se transformer
en tornade ici.
Sherlock: Bien
sûr! Au revoir!
Donald Duck: Au revoir!
L'œil rivé sur la foule qui se massait à bâbord,
Watson fît remarquer à Sherlock qu'un jeune officier
se dirigeait vers eux à toute vitesse.
Sherlock: Que
peut-il bien nous vouloir celui-là, à une
heure aussi matinale!
Watson: Peut-être veut-il nous changer de cabine, enfin!
Nous serons moins à l'étroit.
L'officier: Messieurs!
Messieurs! Enfin vous voilà! Je
vous cherchais partout, ce que j'ai a vous dire est d'une importance
capitale.
Sherlock: Que nous vaut cette urgence mon jeune ami?
L'officier: On
a été victime
d'un enlèvement
euh...l'empereur Moogoo Guy Tchekinpen euh...de la Dzoungarie et
son épouse heu...Pïe Nipel Tchekinbal, leur filles
euh...Soyasosse et euh...Sooguysosse euh...ce sont fait enlever
euh...et le talisman...
Sherlock: Calmez-vous mon ami! Calmez-vous! Tout d'abord, quel
est votre nom?
L'officier: Bande! James Bande!
Watson: Pas étonnant qu'il soit énervé avec
un nom pareil!
Sherlock: Watson!
Bon, vous nous dites qu'un empereur et son épouse
se sont fait enlever leur filles et un talisman...
James Bande: Oui!
Le talisman royal. Le cœur de l'océan
est le nom du talisman.
Sherlock: Conduisez-nous
vers cet empereur pour que nous puissions débuter notre enquête.
Watson! Nous avons du boulot.
Watson: Mais mon ami, qu'est-ce qu'on fait du tombeau?
Sherlock: Nous
ne pouvons tout de même pas creuser ici n'est-ce
pas?
* Patelin: Enjôleur