
Chapitre
III - Le scribouillard des scripts anciens

Paris...
Ville Lumière, ville des baguettes
de pain à saveur d'antisudorifique, du Moulin Rouge et de
ses french cancan, de la bastille et de ses condamnés, de
Marie Antoinette et de sa guillotine, la ville qui a vu naître
Edith Piaf et son Milord, Maurice Chevalier et sa Valentine, Charles
Trenet et sa Mer, Brigitte Bardot et ses phoques.
C'est à Paris que j'ai fait la découverte de l'amour.
Paris au printemps c'était merveilleux, Place Pigale, Versailles
et le palais des tuileries. Ah Paris ! que de souvenirs ! ( note
de l'éditeur: vos ébats sexuels ne nous intéressent
pas ! poursuivez ! )
Retrouvons
encore une fois nos deux détectives sur le plancher
des vaches de Paris.
Watson: À Pariiiiiiiis...au
mois d'Aououououuoout..., chanta Watson en sortant du train.
Sherlock: Nous sommes en Février Watson !
Watson: Puis après !!! j'aime bien chanter du Z'navour moi
!
Sherlock: En
tout cas, nous sommes arrivés en France et c'est l'essentiel. Allez
du côté de la préposée à l'information
pour savoir comment nous devons nous y prendre pour nous rendre dans
les Alpes. De mon côté, je vais chercher les bagages.
Watson: Dac !
Watson
se dirigea clopin clopan vers le kiosque touristique. Sûr
de lui et fier comme un pape ( note de l'éditeur: on dit fier
comme un paon, imbécile ! ), il s'approcha du comptoir et
fin comme un renard ( note de l'éditeur: voilà qui
est mieux. ), il remarqua aussitôt le badge de l'hôtesse
où était inscrit son prénom.
Watson: Bonjour Bernadette ! s'exclama-t-il souriant.
Bernadette: Prenez un numéro ! répondit-elle froidement.
Watson: Euh ! Mais...
Bernadette: C'est le règlement monsieur, vous ne pouvez pas
dévier du règlement monsieur, le règlement c'est
le règlement monsieur, alors prenez un numéro monsieur
s'il vous plait !
Watson: Mais je suis seul !
Bernadette: Le nombre importe peu, le règlement c'est...
Watson: Ca va ! ca va ! rétorqua-t-il découragé.
Il prit un numéro comme lui avait conseillé l'hôtesse.
Watson: Voilà ! j'ai le numéro 22.
L'hôtesse resta de marbre un instant, puis un autre instant,
puis encore un autre instant. On sentait que Watson allait éclater.
Watson: Mademoiselle Bernadette, s'il vous plait ! vous avez laissé passer
trois instants, alors serait-il possible que...
Bernadette: Monsieur, le règlement stipule que vous devez
attendre qu'on ait prononcé votre numéro, alors veuillez
prendre place dans la file d'attente s'il vous plait ! Comme les
autres.
Le
docteur fit un 360 degrés et ne vit personne d'autre autour
de lui, il commença à douter de lui, s'était-il
présenté au bon endroit ? Mais soudain...
Bernadette: Le numéro 22 !
Watson: Ah ! enfin ! songea-t-il.
Bernadette: Pourriez-vous reformuler la nature de votre question
s'il vous plait !
Watson: Euh...qu'est-ce à dire ?
Bernadette: Ne me faites pas perdre mon temps car je suis très
occupée aujourd'hui. Alors reformulez votre question qu'on
en finisse.
Watson: Je n'ai rien dit encore.
Bernadette: Bon, c'est fait, vous ne voulez pas coopérer
! Alors nous devons passer au numéro suivant. Le 23 ! Le numéro
23 !
Watson: Écoutez, je suis ici depuis une bonne demi-heure
et vous m'avez dit de faire la file dans la file, d'attendre que
vous appeliez le numéro 22 et j'ai le 22, de reformuler ma
question qui n'en était pas une mais qui en fait en était
une mais que je n'avais pas encore formulée, alors que tout
ce dont j'ai besoin, c'est l'itinéraire pour me rendre dans
les Alpes Françaises.
Bernadette: Lesquelles ?
Watson: Je ne sais pas moi, c'est votre pays après tout,
vous devriez savoir quelles Alpes il faut grimper.
Bernadette: Le fait que je sois parisienne ne veut pas dire que
je sois alpiniste. Je ne grimpe et ne me fait grimper par personne
moi monsieur !
Watson: Bon ça va ! Alors donnez moi tout ce qui concerne
les Alpes Françaises.
Bernadette: Un instant !
Watson: Encore !
Bernadette: Ça
ne sera pas long !
L'hôtesse quitta Watson et revint quelques instants plus tard
avec une pile de pamphlets sur les Alpes françaises.
Bernadette: Voilà ! tout y est !
Watson: Merçi beaucoup jeune demoiselle.
Sur
ce Watson retourna vers l'endroit où il avait laissé Sherlock
qui n'était toujours pas revenu, alors il se mit à sa
recherche pour finalement le retrouver, planté devant un panneau
publicitaire, juste à coté d'un stand à hotdog.
N'ayant même pas remarqué la présence de Watson
et sans se retourner, il lança...
Sherlock: Voici ce qu'on cherchait Watson ! Je suis persuadé que
nous trouverons les indices nécessaires à nos recherches
dans ce monastère.
Watson: L'abbaye Abeille du Soleil ! intéressant Sherlock
! Croyez-vous réellement que nous retrouverons Hervé dans
cette abbaye Abeille ?
Sherlock: C'est dans les archives de cet établissement que
nous saurons si Hervé est passé par là ou pas
! Maintenant, il s'agirait de savoir comment s'y rendre. Avez-vous
consulté les pamphlets que vous a remis la commis ?
Watson: Bien sûr ! un par un ! et pour se rendre vers l'abbaye
Abeille, nous devons prendre l'autocar 837 du quai 72 porte 464 section
B. Rendu sur les lieux, prendre la route 612 à pied jusqu'à la
15ième avenue, ensuite aller jusqu'au STOP, tourner à gauche
et ensuite à droite sur Abbey Road jusqu'à l'intersection
indiquant un cul de sac. C'est à cet endroit que se trouve
la porte d'entrée de l'abbaye Abeille.
Sherlock: Pas mal Watson ! Pas mal du tout ! vous me surprendrez toujours
cher ami avec votre don mémorisateur.
Après mille et un détours, nos deux compères
se retrouvèrent devant un impressionnant édifice construit
au siècle dernier entouré de massifs de fleurs et de
jardins, le tout parsemé de gazebos ici et là. Sur
la porte d'entrée, un message sculpté dans le bois
nous laissait entrevoir toute la sagesse des frères bâtisseurs
de ce monument historique, où fût éduqué Napoléon
III et La Pompadour. On pouvait y lire l'inscription: "Vous êtes
ici"
Watson: Ah! quelle fumisterie!
Juste
au moment où Watson venait de mettre le pied dans une
galette de fumier, surgit de derrière la porte, un vieillard à la
mine patibulaire et à moitié aveugle.
Père Gola: Qui va là ? s'écria-t-il
l'arme au poing.
Sherlock: Bonjour mon brave.
Watson: J'en ai plein le talon.
Père Gola: Qui va là ? lança-t-il à nouveau.
Watson: Regardez moi l'allure !
Sherlock: Désolés de vous déranger dans votre
quiétude, nous sommes deux détectives anglais et nous
sommes venus expressément pour enquêter sur la disparition
d'un éminent scribouilleur des textes anciens. Je me présente;
Sherlock Holmes et voici mon confrère le Dr John Watson.
Watson: C'est une chiotte en plein air ici !
Père Gola: Vous êtes sur un terrain privé, alors
dégagez ! lança-t-il bêtement en brandissant
son arme à nouveau d'un air menaçant.
Watson: Merde ! Mais pour qui se prend-il ce vieux rabougri avec
sa canne de bambou ?
Sherlock: Nous avons parlé avec le Père Limpinpin
et il nous a dit que nous pourrions consulter les archives de votre
Monastère.
Père Gola: Il n'y a pas de Père Rintintin par ici,
alors dégagez et allez vous faire voir ailleurs. Ajouta-t-il
sèchement.
Watson: En plus d'être aveugle, il est sourd. Voulez-vous
que je nous dégage de ce vieux débris ? je vais employer
la loi du Talon.
Sherlock: Vous voulez dire la loi du Tallion ?
Watson: Non, c'est bien la loi du Talon car je vais lui foutre mon pied à la gueule à cette
vieille relique.
Sherlock: Attendez ! je vais hausser le ton. NOUS AVONS PARLÉ AVEC
LE PÈRE LIMPINPIN ET IL NOUS A DIT QUE NOUS POURRIONS CONSULTER
LES ARCHIVES DE VOTRE MONASTÈRE.
Père Gola: Ah bon ! Dans ce cas, donnez-vous la peine d'entrer
rétorqua-t-il en s'appuyant sur sa canne. Je suis le Père
Gola !
Watson: Dites donc Père Gola, est-ce que le Père Pette
est ici depuis longtemps ?
Père
Gola: Depuis toujours.
Sherlock: Est-il possible de consulter les archives ?
Père Gola: Bien sûr ! les archives se trouvent dans
la section A-B. Tournez à gauche au bout de ce corridor, continuez
jusqu'à la grande porte de métal blanche et derrière
cette porte se trouve la section A-B. Demandez le frère Nabisco
qui est italien d'origine et qui est le responsable des archives.
Sherlock: Et comment reconnaitrons-nous ce frère ?
Père Gola: Très facile, c'est un grasouillet au teint
rosé. On peut distinguer d'un certain angle par rapport au
soleil, une plantation naissance de quelques brindilles capilaires
sur le précipice de son front et de plus, il porte fièrement
un cercle céréalier sur le crâne.
Sherlock: Un crop circle ?
Père
Gola: Si vous voulez !
Sherlock: Étonnant
!
Père Gola: Qu'est-ce qui est étonnant
?
Sherlock: Je ne savais pas que les frères de cette abbaye
versaient dans le paranormal !
Père
Gola: Mais si ! dans la section M-J-12.
Watson: Est-ce
le père Anormal qui s'en occupe ? hahahaha
! dans le hangard 51 ? hahahaha !
Sherlock: Watson ! un peu de retenue s'il vous plait ! Et nettoyez-moi cette
satané bottine, vous puez le crotin de vache !
Watson: S'cusez moi mais j'ai bien essayé de me nettoyer
le talon sur la gueule de cette vieille sacoche mais vous m'avez
devancé en lui parlant plus fort.
Sherlock: Excusez-le père Gola, c'est un farceur et merci
beaucoup de votre hospitalité, allons-y Watson !
S'étant
enfoncés un peu plus dans le corridor, Sherlock
se mit à sermoner Watson sur son comportement.
Sherlock: Vous me faites honte parfois cher ami !
Watson: Je sais mais vous ne trouvez pas étrange que depuis
notre arrivée, nous rencontrons des pères et des abbés
avec des noms un peu bizarre ? Tout d'abord il y a eu le père
Iode, ensuite vint le père Limpimpin suivit du père
Manent, après ce fût le père Mutant, pour finir
avec le père Pette, sans oublier l'abbé Mol, l'abbé Bel,
l'abbé Cosse, l'abbé Quille, l'abbé Canne, l'abbé Chamel,
l'abbé Douin, l'abbé Luga, l'abbé Névole,
l'abbé Nitier, l'abbé Tise, l'abbé Ton, et l'abbé Gonia.
On dirait qu'il y a un message là dedans.
Sherlock: C'est normal, en se froquant, ils ont tout simplement changé de nom, c'est tout ! et c'est je crois une tradition
qui date du temps de Jésus. Pierre sur cette pierre je bâtirai
mon église, si Jésus n'avait pas prénommé Simon
par Pierre, comment aurait-il pu glisser cette phrase célèbre
dans le nouveau testament, et en français en plus ?
Watson: Simon, sur ce simon je bâtirai mon église !
c'est vrai que ca fait shlu !
Sherlock: Voilà, vous avez tout compris ! Maintenant, revenons à nos
violons. Voici la porte blanche, allons voir ce qui se cache derrière.
Watson: Ah mon Dieu ! s'écria-t-il complètement horrifié,
un loup-garou !!!
Sherlock: Mais non Watson, c'est la statue de Kémoche ! Dieu
des Moabites.
Watson: Ah
oui ! Moab et l'histoire de Ruth, beau brin de fille !
Sherlock: Beau brin de fille en effet, mais n'y touchez pas, c'est
la femme de Boaz.
Watson: Ah! ne me parlez pas de booze, j'ai encore cette odeur qui
me poursuit.
Sherlock: Où est donc cette section A-B maintenant ?
Watson: Regardez ici, nous avons la section A-A, A-C mais il n'y
a aucune section A-B entre les deux.
Sherlock: C'est très étrange, vous ne trouvez pas
?
Au
même instant, Sherlock se retourna et vit, tout au bout
du corridor, un Frère assis sur un coffre de bois sculpté,
occupé à manger gloutonnement un sous-marin pépéroni
fromage. Déterminé à trouver la section, il
se dirigea vers lui.
Sherlock: Venez Watson.
Watson: Ah je vois.
Sherlock: Dites donc cher ami, vous avez la section AA, la AC mais nous n'avons
trouvé aucun AB dans les parages, c'est troublant.
Frère
Nabisco: mais
quel abbé cherchez-vous
donc ?
Watson: Nous cherchons la section AB.
Frère
Nabisco: Ah
pas de problème,
je suis assis dessus.
Sherlock: Pourrions-nous y jeter un coup d'oeil ?
En
un clin d'oeil, le frère disparut derrière les classeurs
et nos deux héros s'activèrent avidement à ouvrir
ce coffre qui ne demandait qu'à être ouvrir ( note de
l'éditeur: qu'à être ouvert imbécile !
) ah bon !
Lorsque
le coffre fût ouvert, quel ne fût pas leur étonnement
de découvrir le livre "The Djasmin Cosmogonia" contenant
entre autres, selon certains érudits, tous les secrets de
l'univers et ses dieux visibles et invisibles. Watson, de son côté,
mit la main sur un petit manuscrit qui sembla intriguer Sherlock.
Sherlock: Comment pourrions-nous traduire ceci Watson ?
Watson: The Dairy of Lady Rawberface ?
Sherlock: Exactement !
Watson: Euh... La diarée de la femme à face de caoutchouc
?
Sherlock: Pas le titre idiot ! C'est le journal intime de Lady Rawberface,
le contenu !
Watson: Ah !
Sherlock: Allez Watson, remballons le tout et rentrons à notre
hotel, nous avons du pain sur la planche car il va nous falloir étudier
ces documents à la loupe.
Excités
au plus haut point de leur découverte, ils
se précipitèrent, documents en mains vers la sortie
du Monastère. Seule ombre au tableau, ils devaient réussir à s'échapper
de l'endroit sans se faire voir.
Watson: Comment
sortir d'ici avec ces documents ?
Sherlock: Très
simple, j'ai remarqué qu'en entrant dans la section archive,
il y avait une porte avec l'écriteau "Laundrette".
C'est la salle de lavage, alors nous allons emprunter quelques
morceaux de vêtements à nos amis, ainsi déguisés nous
passerons inaperçu
et nous pourrons sortir d'ici.
Watson: Bonne
idée ! Et est-ce qu'en nous froquant nous allons emprunter
un autre nom nous aussi?
Sherlock: Pourquoi
faire? nous n'aurons aucunement besoin de se présenter,
tous ce dont nous avons besoin, c'est d'un déguisement et
nous nous ruerons vers la sortie.
Watson: Mais
si jamais on nous questionne, qu'allons nous faire? J'aime autant
prévoir et prendre un nom tout de suite.
Sherlock: Comme
vous voulez, il n'en tient qu'à vous de choisir un nom et
profitez-en pour nettoyer votre bottine, car vous traînez toujours
cette puanteur avec vous.
Sur
ce, nos deux amis entrèrent dans la salle de lavage et choisirent
chacun une tunique qu'ils enfilèrent rapidement. Aussitôt fait,
ils prirent le chemin de la sortie.
Sherlock: Allons-y
Watson! Mais dites donc vous, avez-vous comme je vous l'ai conseillé
nettoyé votre bottine? car vous puez d'avantage le crotin.
Watson: C'est
pas moi, c'est vous qui puez autant! Auriez-vous enfilé la
tunique de l'Abbé Cosse?
Sherlock: Tant
pis! Nous n'avons pas le temps de retourner et de nous changer
à nouveau.
Sournoisement,
Ils s'engagèrent dans le corridor et tentèrent le
mieux possible d'éviter toute rencontre impromptue mais
comme on dit si bien au royaume des anglais, It's easier said
then done. Alors
ce qui arriva devait inévitablement arriver, ils tombèrent
sur le père Gola, celui-là même qui les reçu à l'entrée.
Toujours aussi aveugle et sourd.
Père
Gola: Ah ! Abbé Cosse ! où étiez-vous? On vous cherche depuis des
jours, les lattrines on besoin d'une vidange.
Watson
et Sherlock se mirent au chuchottement.
Watson: On
dirait bien qu'il a reconnu votre déguisement!
Sherlock: Fallait bien que je choisisse une tunique de merdeux, enfin! je
vais tenter de nous débarasser de lui.
Sherlock: Je m'en occupe dès maintenant Père Gola !
Père
Gola: Merci, car ça commence à sentir dans les cuisines.
Watson: Les
cuisines?!? Mais dans quel sorte de monastère sommes-nous?
Sherlock: Shutt Watson! N'éveillons pas les soupçons.
Père
Gola: J'avais pas remarqué que vous n'étiez pas seul, qui est ce
mystérieux personnage? fit-il tout souriant.
Watson: Laissez-moi
me présenter père Gola, je suis le Père Fiume et je viens d'Angleterre.
Père
Gola: Enchanté de faire votre connaissance Père Fiume, vous êtes
de quel monastère?
Watson: Le
Peter Cardine Father Monastery!
Père
Gola: Désolé, je ne connais pas ce monastère.
Watson: Ne
soyez pas désolé, il n'est pas très connu.
Père
Gola: Et quelle est la raison de votre visite?
Watson: Je
suis ici pour vous vanter les bienfaits dans l'assainissement des
lattrines. Car voyez-vous, dans notre monastère, nous avons
dévelloppé une technique qui permet la fabrication de parfum à
partir des
déchets
organiques
du corps
humain.
Père
Gola: Ils sont beaucoup plus avancés que nous hein, Abbé Cosse?
Sherlock: Oui
bien sûr! N'en faites pas trop Watson, faudrait pas traîner ici
trop longtemps.
Watson: Bien compris!
Père
Gola: Je m'intéresse beaucoup à ce que vous
racontez Père
Fiume, étant moi-même presqu'aveugle et sourd, il
ne me reste que mon
odorat pour reconnaître les gens. Et je constate que vous
avez mis le pied dans une galette bien fraîche et chaude avant
d'entrer ici.
Watson: Êtes-vous
bien sûr de l'efficacité de votre odorat? Car notre
ami ici, l'Abbé
Cosse dégage une odeur assez impressionante, et qui doit-on
dire
éteint toute odeur quelle qu'elle soit, alors vous devriez
reviser
les poils de vos narines cher ami.
Père
Gola: J'utilise le braille et parfois le Père Soreil
me fait la lecture.
Watson: Euh...ai-je loupé un chapitre?!? Ma foi c'est plus grave que je
ne le pensais !
Sherlock: WATSON! Cessez de le nourrir en questions, finissons-en et filons
d'ici !
Watson: D'accord! Je
m'excuse son père, mais nous devons vous quitter, nous avons un
p'tit creux et justement, nous nous rendions aux cuisines.
Père
Gola: Les lattrines sont à votre gauche, dernière porte à droite.
Watson: Comment doit-on prendre cette remarque Sherlock?
Sherlock: Pas
important! Et vous voyez bien que ce vieillard a des montées
et descentes d'ouïe, allez, sortons au plus vite !
Watson: Dac!
Aussitôt
dit aussitôt fait, ils saluèrent le Père Gola et se mirent
en route vers l'hotel décidés à percer
le mystère des précieux documents qu'ils transportaient.
*** Fin du chapitre III ***
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